Quinzaine Nationale de l’Emploi L’ANPE réfléchit avec les acteurs sur Adéquation formation-emploi.

 

Adéquation formation-emploi. Adéquation formation-emploi. Dans le cadre de la cinquième édition de la Quinzaine nationale de l’emploi, s’est tenue le 23 novembre 2016, à l’espace Ubuntu, à Porto-Novo, une rencontre d’échanges avec les acteurs de la chaîne formation-emploi. Séance au cours de laquelle les problèmes de l’adéquation formation-emploi et de l’employabilité des jeunes dans le système productif national ont été débattus. Il s’agit là d’une préoccupation fondamentale du gouvernement, à en croire Urbain Amègbédji, directeur général de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE), au cours de la rencontre qui a connu la participation des ministères des trois ordres d’enseignement, des psychopédagogues, des membres de l’Organe consultatif de la jeunesse, des recteurs d’universités publiques et privées, des représentants d’étudiants, etc.
Pour M. Amègbédji, l’inadéquation formation-emploi est la deuxième cause du chômage après l’environnement économique. Il fait aussi constater que le développement exponentiel des universités qui produisent plusieurs diplômés sans emploi chaque année, ne contribue pas à l’accroissement de l’économie. Pour remédier à cet état de choses, il est important, selon Urbain Amègbédji, de s’interroger sur les besoins de l’économie et du marché. Dans sa contribution à la recherche de pistes de solutions, l’ANPE, ajoute-t-il, propose des mesures pour combattre le chômage et le sous-emploi qui constituent une bombe à retardement, une menace pour la paix et la sécurité.
Le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle, Lucien Kokou, pour sa part, insistera sur le fait qu’une « bonne orientation permet de prévenir le chômage et le sous-emploi ». L’option du gouvernement dans ce sens, informe-t-il, sera de séparer les lycées des collèges. Ceci pour rester conforme à la loi d’orientation sur l’éducation qui donne un caractère fondamental et obligatoire au cycle allant du CI à la classe de 3ème.

Adéquation formation-emploi. Adéquation formation-emploi.

Dynamiser l’orientation scolaire et universitaire

« Nous devons changer de prisme de lecture et reconnaître que notre système de formation a manqué d’être à l’écoute des besoins économiques des organisations et unités de production », déclare Marie-Odile Atanasso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique qui renouvelle ainsi le nécessaire besoin pour les universités de « s’adapter aux besoins des apprenants et aux besoins des structures utilisatrices ». Pour elle, l’adéquation formation-emploi  doit être comprise dans le sens de l’arrimage de la politique de formation avec les ambitions de développement économique et sociale d’une part et celui du développement des compétences en quantité et en qualité avec les perspectives chiffrées en termes de plan de développement des ressources humaines d’autre part. Mme Atanasso a aussi insisté sur la nécessité de dynamiser l’orientation scolaire et universitaire et de favoriser l’esprit entrepreneurial afin que le « finissant du système universitaire devienne immédiatement employable ou immédiatement employeur ».

Adidjath Mathys, ministre du Travail, de la fonction publique et des affaires sociales, reste quant à elle convaincue que l’harmonisation du système de formation avec les besoins du marché de l’emploi est une condition sine qua non pour venir à bout du chômage et du sous-emploi. Rappelant que la rencontre vise à situer les responsabilités des acteurs du système éducatif dans la formation des chômeurs, elle souhaite que des propositions de réponses pragmatiques, réalisables à très court terme et à moyen terme et nécessaires à un reformatage des pratiques et du système de formation sortent des réflexions. Mme Mathys assure en outre que le gouvernement ne marchandera aucun effort pour la mise en œuvre des recommandations issues des travaux.

Adéquation formation-emploi. Adéquation formation-emploi.

Dynamiser l’orientation scolaire et universitaire

« Nous devons changer de prisme de lecture et reconnaître que notre système de formation a manqué d’être à l’écoute des besoins économiques des organisations et unités de production », déclare Marie-Odile Atanasso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique qui renouvelle ainsi le nécessaire besoin pour les universités de « s’adapter aux besoins des apprenants et aux besoins des structures utilisatrices ». Pour elle, l’adéquation formation-emploi  doit être comprise dans le sens de l’arrimage de la politique de formation avec les ambitions de développement économique et sociale d’une part et celui du développement des compétences en quantité et en qualité avec les perspectives chiffrées en termes de plan de développement des ressources humaines d’autre part. Mme Atanasso a aussi insisté sur la nécessité de dynamiser l’orientation scolaire et universitaire et de favoriser l’esprit entrepreneurial afin que le « finissant du système universitaire devienne immédiatement employable ou immédiatement employeur ».

Adidjath Mathys, ministre du Travail, de la fonction publique et des affaires sociales, reste quant à elle convaincue que l’harmonisation du système de formation avec les besoins du marché de l’emploi est une condition sine qua non pour venir à bout du chômage et du sous-emploi. Rappelant que la rencontre vise à situer les responsabilités des acteurs du système éducatif dans la formation des chômeurs, elle souhaite que des propositions de réponses pragmatiques, réalisables à très court terme et à moyen terme et nécessaires à un reformatage des pratiques et du système de formation sortent des réflexions. Mme Mathys